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Par principe nous n'avons pas laisser de corps d'entreprise intervenir dans notre chantier par manque de confiance et de budget. Nous avions fait une exception pour la pose des panneaux photovoltaiques pour bénéficier du crédit d'impots. Nous n'avions pas été déçu.
Pour la pose d'un poêle RIKA, il était obligatoire de passer par entreprise... Différents devis avaient été faits et nous avons fait confiance à l'une des plus grosses boites nationales (plus d'une vingtaine d'agences) ne posant que du poêle à pellets.
Nous avons été, une nouvelle fois, déçu.
Nous avions exposé notre cahier des charges : BBC, étancheité, avis technique, ITE, etc.... Poseur formé, capable d'installer et de programmer du RIKA.
Le délais de 6 semaines entre le controle technique et la pose a été respecté.
Malgré plusieurs relances la livraison de 2 tonnes de pellet inclus dans le devis n'a toujours pas été effectué... (changement de chauffeur, pertes de l'adresse etc...).
A ce jour, nous attendons une confirmation pour une hypothétique livraison dans les jours prochains... Bref passons...
Voici le résumé de ce premier acte :
Arrivée des 2 poseurs à l'heure prévue : d'entrée ils m'annoncent, va falloir nous aider car il a fallu être 4 pour le monter dans le camion... d'ailleurs on a bouz... un essieu sur un dos d'âne en arrivant... Il pèse combien votre truc???
"Euh oui, bonjour, ça va je suis jeune et en bonne santé... Bah je crois qu'il fait autour de 250kg..."
.....
Heureusement, nous avions anticipé le transport de la route au salon en refaisant l'allée...
Aprés en avoir ch... comme des rats morts : "ça glisse!! ça tombe!!! 'Tain ça pèse une vache!!! ça passe pas la porte ...", le poêle est posé à proximité du lieu définitif...
Aprés montage grâce au mode d'emploi et quelques dizaines de coup de téléphone, on me demande "Vous en avez déjà posé un RIKA, car nous c'est notre premier..."
"euh bah, c'est pas mon métier au départ mais je peux regarder sur le net... Mais je croyais qu'il fallait avoir une formation spéciale pour poser un RIKA...."
"Normalement oui, mais on l'a pas encore faite, sinon sachez qu'il manque des pièces au kit de tubage et sur le poêle"...
"Ah bon et c'est normal?"
....
....
"Vous auriez un saut pour le carottage"
....
Aprés avoir fait les trous, pris les mesures, et passer les tubes (jonction tube/maçonnerie non étanche) on en arrive à la mise en route...
Lecture du mode d'emploi et appels en tout genre, la sanction tombe "y'a pas de réglage de température possible, c'est de 30 à 100%".
"c'est quoi cette blague, faudrait peut être poser le thermostat"...
"Ah bon, y'a un thermostat, parcequ'on a rien d'autre dans le colis"...
....
"Voilà va falloir régler maintenant."
"Absolument, il manque une partie du poêle (pierre de façade, ) et du tubage (sortie extérieur), vous aurez une partie de la somme...."
Appel au responsable, joutes verbales, pour au final : "pas de chèque, on rembarque le poêle". Tension dans les 2 camps...
Rappel du commercial pour donner une explication à cette décision radicale : "c'est la politique de la société mais à mon échelle je peux bloquer l'encaissement jusqu'à la fin des travaux... Sinon, on rembarque tout... et les délais chez RIKA, on ne sait jamais.... ".
Le premier chèque de réservation ayant déjà été encaissé et la commande validée, nous ne pouvons faire marche arrière aux risques de ne pas avoir du tout de chauffage pour l'hiver. Nous réglons donc le restant du et ne signons pas la déclaration de fin de travaux.
Le commercial s'engage à nous rappeler dés le lendemain pour nous informer des délais.
La tension étant telle, nous n'avons eu aucune indication sur le fonctionnement et l'entretien du poêle. De même, les poseurs n'ont pas pu nous indiquer si les réglages étaient bons ou encore la version du logiciel installé...
Le commercial s'est engagé à ce qu'un vrai professionel de RIKA viennent installer les pièces manquantes et controler la mise à jour...
Au final, le poêle fonctionne et chauffe malgré les pièces manquantes. Nous sommes désormais en attente de pièces manquantes et des pellets.
Nous retiendrons de cette expérience qu'une fois de plus, malgré toutes nos précautions, la société et les poseurs ont fait preuve d'une incompétence à toutes épreuves.
Nous regrettons notre choix d'entreprise mais au chaud.
Nous venons de vivre 15 jours de brouillard la journée et des températures comprise entre -5 et 4°...
Pas un seul rayon de soleil... ; il est même arrivé que les panneaux photovoltaiques ne se mettent pas en route. Bref un temps de m....eusien.
Autant dire que la maison est descendue en température. Même si le vmc DB limite les déperditions et que le puit canadien tourne 24h/24 (stable à 12°), ça commence à peller : 16°.
Le bonne nouvelle c'est qu'au pire du pire du pire, il fera quand même 12° .... : 3 pulls, un bonnet et 2 paires de chaussettes et roule bouboule :-)...
Mais madame revendique son droit du sol :
- ça gèle chez toi...
- c'est l'idée à qui de vivre ici?
- ça te gène pas de ne pas sentir la différence entre le sous sol et le pein pied?
- on peut pas dormir dans la voiture ou s'inviter chez les voisins?
- pas la peine de fermer le frigo...
- on devrait mettre le lit prés du four ...
....
Devant la pression, monsieur ressort la turbine de chantier pour maintenir entre 18 et 20°.
Une heure le matin et une heure le soir sont nécessaire pour remonter de 2/3° les 450mcube (réglage sur 10kw).
Le RDV pour le poèle à pellet est pris pour le 30 novembre. Cela représente un délais de 5 semaines, cela reste trés acceptable vu les difficultés d'approvisionnement pour un RIKA.
En attendant, vive le gaz...
La mise en oeuvre ayant été finalisée, nous pouvons faire un petit bilan thermique, accoustique et énergétiquede l'installation.
Rappel et caractéristiques :
VMC Double flux : installation puit canadien glycolée
VMC Double flux : pose des répartiteurs
VMC Double flux : mise en eau puit canadien glycolée et finition
D'un point de vue accoustique:
- l'échangeur joue parfaitement son rôle de "piège sonore" , un léger bourdonnement se fait entendre à 150mcube/h. A 270mcube, cela se transforme en turbine mais cela reste inférieur à un essorage de lave linge. Le bruit le plus important se situe sur la bouche de sortie extérieur.
- au niveau des bouches de soufflage, le bruit est inaudible à 150mcube/h, un léger bourdonnement est perceptible à 270mcube. Pourtant trés sensible aux bruits parasites dans une maison, il n'y a aucune gène dans les chambres.
- au niveau des bouches d'extraction : léger bourdonnement à 150mcube/h, bourdonnement marqué à 270mcube. Il vaut mieux ne pas essayer de dormir dans la SDB ou la cuisine :-).
D'un point de vue consommation énergétique:
- il y a une contradiction entre les valeurs annoncées sur la fiche commerciale (200w) et l'échangeur (230w). De même sur la plaquette commerciale, on annonce 27w à 90m.cube/h car il s'agit surement d'un ventilateur. Il y a 2 ventilateurs indépendants dans l'échangeur, il faut donc se baser sur 54w au minimum.
Notre débit minimal est fixé à 150mcube : aprés vérification sur le compteur, nous consommons : 60watt/h
Notre débit maximal est fixé à 270mcube : aprés vérification sur le compteur, nous consommons : 120watt/h
Cela représente une moyenne de 650kw par an (3 heures de fonctionnement au maximum par jour simulées) soit un cout de fonctionnement d'environ 70 euros.
Les données constructeurs sont donc respectées et même un peu en deça. A noter que la consommation varie un peu selon l'orientation des vents.
D'un point de vue thermique :
Température intérieure à 22,5° et température extérieure à 11° (PC activée).
On obtient à 150m3/h une température de 20° en sortie de bouche ; cela fait un rendement de 88%.
Pour un débit de 270m3, la température de sortie de bouche est à 18,2°:cela fait un rendement de 80%.
L'échangeur et les répartiteurs se trouvent dans un espace non chauffé (9° lors de la prise de mesure).Les rendements auraient évidemment été meilleurs si le couple échangeurs/répartiteurs avaient été placés en espace chauffé.
Dans notre configuration, les données thermiques du fournisseur sont donc surestimés de 10 à 15%.
D'aprés les sources fournies par l'Ademe, ce décalage reste normal et acceptable vu le faible coût de l'échangeur Unelvent comparé à Helios, Paul ou Aldes.
Conclusion : pour notre configuration (maison étanche), l'écowatt est, à nos yeux, un bon investissement notamment pour son prix compétitif mais aussi car les rendements réels constatés (pertes de 10/15%) semblent normaux (on aurait pu s'attendre à des écarts plus important vu son prix).
L'ensemble reste silencieux et la consommation électrique est conforme à ce qui est annoncé.
Il faut noter qu'en l'absence total de chauffage, l'humidité dans la maison augmente d'environ 20% lorsque le temps est à la pluie ou au brouillard épais.
Rappel du fabricant :
Petit article rapide sur notre choix définitif de chauffage.
Rappel de configuration et performance de la maison :
-Rth toiture = 9
-Rth mur = 7 : 4 en brique et 3 en ITE (non posé à l'heure actuelle)
-Rth dalle = 7
-Menuiserie : 90% orienté au sud : performance Ug=Uw=0,9 (double vitrage krypton)
Volume de chauffe : 450mcube
Système de chauffage actuel : aucun
VCM double flux
Puissance à installer d'aprés l'étude thermique basé sur logiciel RT2005 : 6kw
Dés la conception, nous avons mis de coté le plancher chauffant et la pompe à chaleur pour des raisons évidentes de logiques (surinvestissement en isolation et vitrage, vmc DB couplé à PC) et de retour sur investissement (achat amorti avant panne du système...).
La problèmatique est récurrente : investissement initial faible (ex : convecteur) mais consommation annuelle élevée (700/800 euros), investissement initial élevé (5/6000 euros) mais consommation annuel faible (300/400 euros).
Pré requis : étancheité à l'air respecter/système à inertie.
Les énergies retenues :
- électricité
- bois (bûches)
- granulés
Pendant un an, nous avons donc fait les salons de l'habitat et les chauffagistes. Comme pour le reste de nos choix précédents, la plupart du temps, on n'écoutait que rarement notre cahier des charges et on essayait de nous vendre n'importe quoi.
La raison, à priori, est que beaucoup de chauffagistes résonnent en mètre carré de surface à chauffer et non pas en volume. Cela arrive à une disproportion entre la puissance théorique (170m carré à chauffer) et la puissance réelle (défini par l'étude thermique).
A noter que dans notre pays voisin référent (Allemagne), on résonne uniquement en cubage et isolation.
A contrario, l'étancheité à l'air du tubage (prise d'air extérieur) ou de l'appareil (poele à bois ou pellet) ne posait pas de problèmes techniques.
Nous ne reviendrons pas sur les différents devis qui allaient du simple au double pour des configurations identiques.
Au fur et à mesure de nos recherches, nous avons compris que pour être en cohérence avec notre maison basée sur une forte inertie (mur en brique de 37, ITE en multipoor, toiture en ouate, cloison intérieur lourde), il fallait un chauffage basé sur ce même système. La gamme de produit a donc était ciblé : radiateur électrique à inertie, poêle à bois et à pellet à inertie. Il est plus facile d'entretenir une température ambiante que de la créer.
Nous nous sommes donc renseignés sur les marques allemandes et autrichiennes qui sont à priori trés abouties (fiable et garantie) : RIKA, EDILKAMIN, RUEGG, MCZ, ou MAX BLANCK.
A noter que nous avons contacter d'autres marques (Godin ,jotuel, supra, palazetti, invicta..) mais la problématique d'étancheité à l'air n'était pas garantie (pas de CSTB).
Nous avons également constaté que c'est avant tout le tubage qui plombe l'achat. Pour atteindre le faitage, nous devons tuber 7ml...
En pose intérieur, il y a le problème de la traversée de l'isolant, et en extérieur la pose d'une double peau...
Dans notre cas, par entreprise, cela tourne autour de 2500 euros pour le tubage pour ces 2 solutions. En auto construction, on arrive à 1200 euros.
Ensuite, le système de chauffe : poêle à pellet ou poêle à bois...
Si l'on se base sur le cout de l'énergie, il vaut mieux prendre du bois...
Si l'on se base sur le cout d'un système pellet ou bois d'au moins 200kg, il vaut mieux prendre un poêle à bois...
Si l'on se base sur la comparaison d'utilisation du bois ou du pellet; malgré avoir bien déchanté sur quelques forums, le pellet reste plus facile à stocker et à mettre en place.
Si l'on se base sur l'avis de madame :
"bon choix, faire le bois ça maintient en forme..."
"c'est toi qui ira chercher le bois sous la pluie, la neige et le froid dehors..."
"c'est toi qui ira te battre contre les rats et les araignées..."
finalement le pellet c'est bien :-)
N'écoutant que son courage, l'autoconstructeur choisit donc son système : un poêle à pellet "lourd" étanche et silencieux...
Les tarifs de ces poêles (de l'ordre de 250kg) coûte assez chère notamment si l'on veut un système de ventilation indépendant du système de chauffe (de l'ordre de 4000 euros ht).
Nous avons donc fait les shoow room pour écouter les bruits au démarrage et à l'utilisation en continue. Le design n'était pas un critère important.
Nous avons également ciblé une capacité de stockage de pellet important : au moins 30kg.("c'est toi qui fera les aller retours au sous sol pour aller chercher les sacs...")
Aprés avoir feuilleté tous les forums avec notre cahier des charges, nous avons arrété notre choix sur le modèle de chez RIKA :le REVO en finition grès.(version 3.12)
Avantage : pas de ventilation, fonctionnement complet en rayonnement (240kg), étanche et sous CSTB, 40kg de stockage, pas trop moche.
Inconvénient : bijoux technologique trés pointus demande une pose et des réglages par des "vrais" professionnels.
Le type de pose sera murale afin d'éviter à la fois le surcout d'un tubage et d'un poêle "haut de gamme".
Nous avons contacter directement RIKA pour savoir si l'on pouvait se procurer ce poêle en tant que particulier et faire l'installation soi même suivant l'avis technique.
Impossible, seul les revendeurs et installateurs RIKA peuvent prendre commande...
Nous avons donc fait plusieurs devis (difficilement car peu de professionnels font cette marque dans notre secteur).
Nous avons obtenu au final un tarif ferme et définitif à 6000 euros TTC comprenant :
- pré-étude technique
- poêle (garantie 2 ans)
- livraison
- installation et tubage (garantie 10ans)
- mise en route et explication
- controle de fonctionnement 3 semaines plus tard
- contrat d'entretien non obligatoire pour le maintien de la garantie.
- 2 tonnes de pellet din +offert
A noter que le nouveau poêle INDUO (mixte buche et pellet) nous intéressait également mais le tarif (7000 HT) et les délais de livraison restaient trop aléatoire.
Nous espèrons maintenant que l'entreprise selectionnée sera à la hauteur de nos espèrances.